Distillation d’un moût de mirabelle avec un alambic une passe

Ma première participation active à un cours de distillation organisé par la société d’arboriculture de Gries a eu lieu un samedi matin du mois de mai.

Lors de mon arrivée, une trentaine de personnes étaient présentes afin d’écouter les explications de Charles Gaas concernant le fonctionnement de l’alambic «une passe» de l’association.

Traditionnellement, les alambics de nos grands-parents étaient des «deux passes». Une première distillation du moût était nécessaire afin d’obtenir un distillat titrant 30 à 35% d’alcool. Cette première passe contenait encore beaucoup d’eau et nécessitait, par conséquent, une redistillation. C’est seulement lors du deuxième passage visant à éliminer un maximum d’eau que, finalement, un distillat titrant aux alentours de 80% d’alcool était obtenu.

Les alambics modernes «une passe», quant à eux, permettent de distiller directement un produit fini titrant autour de 80% d’alcool… Mais par quel miracle me direz-vous ??

D’une manière générale, la distillation n’est rien d’autre que la séparation des éléments composant un liquide grâce au phénomène d’ébullition. Nous savons tous qu’une casserole remplie d’eau va bouillir aux alentours de 100° celsius. A cette température, l’eau ne peut plus exister sous forme liquide et se transforme obligatoirement en gaz (ou vapeur). On appelle cela le point l’ébullition.

Maintenant revenons-en à notre moût de mirabelles. Il contient certes de l’eau, mais aussi d’autres éléments comme le méthanol très toxique, des acides, environ 5% d’éthanol (qui nous intéresse), des éthers, des huiles etc…

Ce qui est très intéressant, c’est que ces différents produits, pour le moment tous mélangés, ont un point d’ébullition différent. Le méthanol, par exemple, ne peut plus exister sous forme liquide au-dessus de 65° celsius et l’éthanol à partir de 78° celsius. Les huiles et acides gras vont ensuite commencer à s’évaporer aux alentours de 82° celsius…

Il convient maintenant de mettre cela en pratique avec notre alambic. Le feu est prêt. On remplit l’énorme marmite en cuivre de moût de mirabelle. Cette marmite en cuivre est en fait un bain marie, ce qui va nous permettre de contrôler, au mieux, la température de notre moût.

La marmite, le bain marie et le col de cygne sur le dessus.

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Greffe à l’anglaise sur un cerisier Bigarreau Lapins

La dernier cours d’arboriculture de l’association fruits, fleurs et jardins de Niederbronn-les-bains était consacré à l’art de la greffe. C’est donc sous les conseils avisés de Gaby Boehm que j’ai enfin pu effectuer ma première greffe à l’anglaise sur un cerisier Bigarreau Lapins. Les cerises issues de cet arbre sont de gros calibre, rouge clair et arrivent à maturité entre fin juin et début juillet.

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Taille d’un pommier Granny Smith

Aujourd’hui, je vais effectuer la taille d’un pommier Granny Smith de 5 ans et conduit sous forme de pillar.

Le pommier Granny Smith, provient d’un semis de hasard et tient son nom d’une grand-mère australienne nommée Smith (Grand-mère se traduit Granny en anglais). Elle aurait, a priori, jeté un trognon de pomme dans un fossé et une des graines aurait donné naissance au fameux pommier. Comme quoi il peut être judicieux de rendre un trognon de pomme à la nature et laisser faire le hasard, plutôt que de le jeter à la poubelle…

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Taille de formation de première année sur Pommier « Bohnapfel »

Notre sujet du jour est un pommier « Bohnapfel » haute tige sur lequel nous allons effectuer la taille de formation de première année. Cette variété de pommier, connue depuis le 18ème siècle, est originaire de Rhénanie. Il présente une bonne résistance à la tavelure et une alternance forte (on ne profitera des pommes qu’une année sur deux).

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Le gui, indésirable mais fascinant !

Il existe de nombreuses légendes autour du gui (Viscum album). Il est notamment très présent dans la culture celtique où il revêt un caractère sacré. On lui prête, à cette époque, de nombreuses vertus médicinales ou encore de protection contre la sorcellerie.

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