A propos

Bonjour,

Je m’appelle Sébastien Defontaine et j’habite en Alsace, à Niederbronn-Les-Bains, au pied des Vosges du Nord. J’ai créé le blog « Verger Alsace » afin de partager avec vous ma passion pour l’arboriculture fruitière familiale.

Cette passion est née d’un mélange de hasard et de curiosité suite au rachat d’une maison comprenant quelques arbres fruitiers dont il allait bien falloir s’occuper.

A cette époque, mon idée était simplement d’acquérir rapidement quelques connaissances techniques rudimentaires sur la taille des arbres afin de pas être « embêté ».

Cependant je ne m’attendais pas à ce que mon premier cours d’arboriculture agisse comme une révélation…

Les notions de « technique » et de « rapidement » se sont soudainement effacées au profit de notions qu’il m’est difficile de trouver ailleurs dans notre société actuelle prônant l’immédiat et le toujours plus vite. On se connecte à d’autres choses. On prend le temps. Le temps lui-même devient incompressible et correspond au cycle des saisons. On s’émerveille devant la beauté et la générosité de la nature ou encore les incroyables différences gustatives d’un même fruit suivant sa variété … (Quand on imagine qu’il existe plus de 10 000 variétés de pommes différentes, cela laisse rêveur).

Et puis, l’arboriculture c’est aussi une certaine atmosphère empreinte de traditions à perpétuer au travers d’un savoir empirique et transmis majoritairement de manière orale. Elle me permet également de me remémorer d’agréables souvenirs d’enfance, en imitant les gestes de mon grand-père et en partageant avec mes garçons une pomme directement cueillie sur l’arbre et coupée au couteau de poche ou encore en humant les parfums qu’exalte un alambic lors de la distillation du fameux Schnaps.

Cette passion m’a conduit aujourd’hui, à être le propriétaire d’un verger de 150 arbres basses tiges et à m’occuper de deux vergers hautes tiges, avec certains arbres centenaires. J’ai également en projet de réhabiliter une friche afin d’y planter, après greffage, des anciennes variétés de pommiers hautes tiges, qu’il serait dommage d’oublier de par leur rusticité et leur bonne résistance aux maladies. Ces arbres magnifiaient autrefois les abords des villages, mais ont aujourd’hui pratiquement disparu sous les assauts de l’urbanisation. D’autre part, leurs fruits restent très intéressants à découvrir, même s’ils n’ont plus vraiment la faveur des productions modernes, pour cause de calibre mal adapté, de goûts en dehors des standards ou encore de rendement médiocre.

Pour finir, l’arboriculture m’a également permis de rencontrer des gens formidables et je tenais tout particulièrement à remercier Gaby, Charles, Jean-Louis, Jean-Michel et Roger pour m’avoir transmis leur passion, mais également pour m’avoir aidé et soutenu dans mes premiers pas d’arboriculteur amateur et bientôt d’apiculteur.